"J'ai toujours l'impression d'être
le petit dernier du groupe"

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Publié le 07/08/2017 à 09h22
Modifié le 07/08/2017 à 09h22

Ce vendredi à Monaco, Steeve Yago débutera sa septième saison au plus haut-niveau sous les couleurs toulousaines. Capitaine lors de la préparation, le Pitchoun, qui a récemment dépassé la barre des cent apparitions en Ligue 1, se confie et continue de clamer son amour pour son club formateur.

Steeve, la saison débute ce soir avec un déplacement à Monaco. Quel est l'état d'esprit à quelques heures du coup d'envoi ? 

Nous avons vraiment envie de débuter ce nouveau championnat. Nous avons réalisé une bonne préparation, malgré les pépins physiques de nombreux éléments. Sur le papier, on ne peut noter qu'une seule victoire, c'est vrai, mais nous avons tous progressé dans différents domaines, et sommes sortis grandis de ce mois de travail. Je pense que le groupe est prêt pour cette première journée. 

En face, il y a aura le champion de France en titre, sur sa pelouse. Tu n'as pas peur de voir les plus jeunes stressés pour l'occasion ? 

Le stress est normal puisque nous avons tous envie de reprendre, et de débuter de la meilleure des manières ce nouveau championnat. Il faut aussi comprendre notre volonté de bien faire, de bien représenter nos couleurs. Peu importe l'adversaire, l'effectif est composé de compétiteurs. Face à un promu ou au champion de France, l'enjeu reste le même. Nous avons eu de bonnes vacances, une préparation intense, les choses sérieuses reprennent ce week-end. Nous sommes tous ravis de faire notre métier !   

"Nous sommes ambitieux pour cette nouvelle saison. Notre objectif commun ? Offrir une coupe aux supporters!"

La saison passée, à la même époque, pour la reprise du championnat, vous faisiez une belle prestation à Marseille, en prenant un bon point. Cette rencontre avait lancé la saison. J'imagine que l'objectif est le même. 

Evidemment, lorsque tu sens ton équipe solide malgré un contexte aussi particulier, tu te dis que c'est de bon augure. Après, il ne faut pas non plus se braquer à la moindre contre-performance. Nous n'avons pas encore tous nos automatismes, ils viendront au fil des journées. Cela ne nous empêchera pas de disputer cette première rencontre avec beaucoup d'ambitions. 

Si nous nous projettons, beaucoup plus loin dans la saison, vous êtez-vous, ensemble, fixés un objectif commun ? 

Non, nous sommes trop tôt dans la saison, et nous avons vu la saison passée que tout peut se jouer sur deux ou trois coups du sort. Evidemment, le Top 10 revient souvent dans les conversations. En revanche, il y a véritablement une ambition collective, c'est de viser un titre dans les Coupes. Souvent, nous nous faisons cette réflexion, mais derrière il ne se passe rien. Il y a deux ans, nous avions pourtant fait le maximum, avant de tomber en demi-finale au Parc des Princes. Cette saison, la Coupe sera vraiment la mission pour le groupe. 

"J'ai toujours l'impression d'être le petit jeune à qui on donne sa chance"

Tu entames ce vendredi ta septième saison au plus haut niveau sous les couleurs violettes !

Et oui, déjà (sourire). Et c'est toujours le même plaisir. Je me régale au quotidien, que ce soit avec mes coéquipiers et le staff. J'aime mon métier et le fait de le pratiquer au sein de mon club formateur. J'aime le Toulouse Football Club, ce n'est un secret pour personne. 

A 25 ans, tu ferais presque figure de patriarche au milieu de tous ces (très) jeunes joueurs. 

Comme j'ai l'habitude de le répeter, c'est un plaisir d'évoluer pour le club qui m'a donné ma chance au haut-niveau. Je suis formé ici, et j'ai toujours l'impression d'être le petit jeune du club, à qui on fait confiance. Je souhaite à mes partenaires, eux aussi formés à la bonne école, de réaliser le même parcours que le mien. C'est bien parti lorsqu'on voit les exemples de Kelvin Amian ou de Clément Michelin. J'espère leur montrer la voie.  

Désormais, tu comptes plus de 100 rencontres de Ligue 1, le chemin parcouru est assez énorme de ton côté. Tu fais figure d'exemple pour tes partenaires.

J'essaie d'avoir un comportement exemplaire au quotidien. Je suis de bons conseils lorsque je le peux, d'autant que pour la plupart, je les connais depuis le Centre de Formation. Tu ne peux pas faire n'importe quoi dans ta vie de footballeur professionnel si tu veux espérer durer et enchaîner. C'est gratifiant de compter plus de 100 matchs, et surtout de les atteindre aussi jeune. Ma carrière est loin d'être terminée, je suis même plus proche du début que de la fin. J'espère encore apprendre. 

"Je suis, et j'ai toujours été, dans l'esprit de vouloir aider mon équipe, qu'importe mon rôle."

En parlant d'exemplarité, tu as aussi porté à de nombreuses reprises le brassard, et notamment lors de la rencontre face au Paris Saint-Germain la saison passée. Personne n'a oublié le fait que tu étais le capitaine toulousain ce soir-là. 

Moi non plus, je te rassure ! (rires) Le brassard, c'est une marque de confiance accordée par le coach. J'essaie de lui rendre au maximum sur le terrain. C'est une fierté, mais ce n'est pas un objectif personnel. 

Depuis le début de la préparation, tu évolues notamment dans l'axe, comme cela a aussi pu être le cas la saison passée lorsque Issa ou Christopher n'étaient pas disponibles. 

Oui c'est vrai, je viens aider mon équipe à un poste qui aujourd'hui manque de joueurs. Je suis, et j'ai toujours été, dans l'esprit de vouloir aider mon équipe, qu'importe mon rôle. Cela ne me dérange pas du tout. 

Comment se passe ce changement au quotidien, en termes de préparation ?

Tout se passe aux entraînements, durant lesquels j'apprends énormément. Il faut s'adapter. Latéral et défenseur central sont deux postes complètement différents, et pourtant, ils sont tous les deux défensifs. La notion importante, c'est la vigilance. Je me projette moins, c'est évident, mais surtout il faut prendre conscience que je suis le dernier rempart avant Alban. J'adapte mes courses aussi. 

"Je suis un joueur qui adore faire son métier, qui est vraiment heureux de le faire au quotidien."

Il y a eu de nombreux départs cet été, notamment de joueurs cadres comme J-D Akpa-Akpro, Choco Trejo, Martin Braithwaite, sens-tu le vestiaire différent depuis cet été ? 

Oui, les noms ont changé sur les placards, les statuts ont évolué pour certains en fonction du nombre des années, mais nous avons toujours eu cette ambiance simple instaurée au sein du club. Nous avons pu côtoyer les jeunes lors du stage de préparation, on les a déjà intégrés. L'état d'esprit familial est toujours le même!

On a parlé de Steeve le Pitchoun, Steeve le capitaine, il faut qu'on termine par Steeve l'ambianceur. La légende dit-elle vraie ? 

Elle n'est pas fausse (rires). J'aime rigoler, c'est évident. Je suis un joueur qui adore faire son métier, qui est vraiment heureux de le faire au quotidien. Je suis issu de la région parisienne, où tout n'a pas forcément été simple tous les jours. Lorsque je regarde le chemin parcouru, pour arriver dans un club de Ligue 1 et une aussi belle ville que Toulouse, je profite. Tous les jours pour moi sont une victoire. 

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