Graine de Pitchouns
- Tim Rey

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Publié le 29/01/2020 à 15h00
Modifié le 29/01/2020 à 15h00

Privé des deux premiers mois de compétition pour blessure, le jeune milieu de terrain Tim Rey n'en finit plus de grimper les échelons du Centre de Formation. À trois jours du déplacement des Pitchouns en Gambardella, focus sur ce meneur formé à L'Union.

Les chemins tout tracés ? Très peu pour lui. C'est davantage un parcours aux multiples péripéties que nous offre ce mercredi Tim Rey. Privé de compétition jusqu'au mois d'octobre, la faute à une blessure à la cuisse, son retour sur les terrains se fait progressivement, dans un premier temps sous les ordres d'Anthony Bancarel avec les U17. Un recap' chronologique s'impose : sa première feuille de match ? Contre La Roche/Yon début octobre (06/10). Son premier onze ? À Bordeaux, une semaine plus tard, face au Stade Bordelais (12/10 - 0-2).   

Plus qu'un simple retour dans le groupe, Tim profite de ce premier succès pour y marquer de nombreux points. Les statistiques ne trompent (presque) jamais : entre la J8 et la J15, le garçon ne quitte plus le onze de départ et cumule 645 minutes sur 720. "Alors que j'avais réalisé une bonne préparation, j'ai subi un décollement à la cuisse peu avant la reprise. Il m'a fallu patienter pour récupérer et me faire une place. Malheureusement, il m'était arrivé le même problème la saison passée. Cette fois, j'ai su revenir et me faire une place, avec la confiance d'Anthony Bancarel. En plus, j'ai aussi trouvé le chemin des filets (contre Balma). Mon premier but en deux ans, ça m'a aussi fait du bien (sourire)." 

Loin de s'arrêter en si bon chemin, le joueur formé à L'Union, et arrivé en 2015 au TFC, découvre  depuis le début d'année 2020 un autre championnat : les U19 nationaux. À seulement 16 ans, le voici face à des gabarits beaucoup plus impressionnants. Et même si la lourde défaite du week-end à Saint-Étienne (3-0) ne semble pas encore avoir été totalement digérée, le Pitchoun ne se fait pas d'inquiétudes quant à ses progrès futurs : "C'est un autre niveau, c'est évident. J'ai pu le constater ce dimanche face aux Verts. Les duels sont plus engagés, le ballon circule plus rapidement aussi. À la fin du match, tu es davantage fatigué, mais il y a une vraie sensation de progrès. J'apprends et je progresse au quotidien en ce moment".

 

Au bon souvenir de Choco

A l'instar d'Iliès Soudani, présenté la semaine passée et buteur face au Rodéo, il est une nouvelle question de "geste juste" avec Tim. "J'aime être à la construction des occasions, et faire les différences par une passe ou un centre." Signe qui ne trompe pas, le garçon n'a connu que deux numéros dans le dos comme titulaire depuis le début de saison : le 10 ou le 8.

Numéro 10, celui de Zizou, évidemment, mais aussi de Coutinho (au Bayern Munich) et Dybala (à la Juventus depuis le départ de Paul Pogba), ses deux exemples actuels : "Ils n'ont pas un gabarit extraordinaire, un peu comme le mien (sourire), mais ils font la différence par leur vista. Ils se doivent d'avoir de la créativité et de savoir dicter le rythme du match." Plus proche de nous, souvenons-nous qu'Oscar Trejo a également porté le numéro 10 avec la tunique violette. Clin d'oeil de l'histoire, Tim était aux premières loges pour assister à l'une des plus belles prestations de l'Argentin sur l'île du Ramier le vendredi 14 octobre 2016 au Stadium. "Je suis allé voir beaucoup de rencontres au Stadium avec mon père, L'Union étant un club affilié, mais je m'en souviens d'un en particulier. C'était contre Monaco, j'étais ramasseur de balle ce soir-là et j'en avais pris plein les yeux."

 

Besoin d'équilibre

Natif de la Ville rose, le garçon peut profiter de l'appui de sa famille au quotidien. Le tout avec un statut un peu particulier, d'externe à bientôt 17 ans. Une nécessité : "Je n'étais pas très à l'aise à mes débuts comme interne, et j'ai même eu l'envie un temps de quitter le TFC. On a finalement trouvé un système me permettant de rentrer chez moi le soir, voir mes amis quand j'ai l'occasion, sans louper d'entraînements. J'ai même pu continuer d'aller à mon collège de L'Union." 

Un équilibre qui permet au jeune homme de continuer de vivre normalement, même si ces week-ends de janvier riment exclusivement avec déplacements (ndlr : à Rodez, à Porto-Vecchio et Saint-Étienne, avant de partir pour Lyon dès samedi) : "En déplacement, je ne suis pas celui qui va enchaîner les blagues comme certains. J'alterne, je peux être dans les conversations, ou des fois rester dans ma bulle. J'ai aussi besoin de calme."

 

"Le match le plus important de la saison... pour l'instant"

Dimanche, un nouveau rendez-vous majeur attend Tim et ses coéquipiers U18. Après deux premiers tours aboutis (Bayonne et Rodez), c'est à Lyon Duchère que le groupe de Nicolas Sahnoun aura la lourde tâche de poursuivre son parcours en Coupe Gambardella et d'atteindre les huitièmes de finale de la compétition. "Sincèrement, je ne m'attendais pas à pouvoir disputer ce genre de matchs à mon âge. C'est une vraie chance, et je peux compter sur la confiance du coach, que je connais depuis les U15." 

Pour cela, les Pitchouns devront se défaire d'un adversaire accrocheur, capable de rivaliser avec les meilleures équipes, à l'image de sa qualification obtenue au tour précédent devant Strasbourg (2-0). "On sait que la tâche est compliquée, et on sera attendu là-bas. Mais le groupe vit vraiment bien, et la cohésion est présente depuis le début du parcours." Titulaire lors des deux premiers tours, Tim espère continuer d'aider les siens à se rapprocher du Stade de France, en enchaînant une troisième titularisation de rang. Reste à savoir s'il entrera, une nouvelle fois, avec le numéro 10 dans le dos.   

 

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