Graine de Pitchouns
- Moussa Diarra

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Publié le 08/11/2018 à 13h01
Modifié le 08/11/2018 à 13h01

Arrivé en 2016 sur l'île du Ramier, Moussa Diarra n'a depuis cessé de gravir les échelons, découvrant au passage le poste de latéral gauche. Portrait du prometteur défenseur violet, aligné avec le groupe professionnel par Alain Casanova face à Girona.

S'il fallait résumer l'histoire entre Moussa Diarra et le Toulouse FC, ce serait avant tout celle d'un bon feeling. Une première venue sur l'île du Ramier synonyme de premières amitités scellées, à la base aujourd'hui de son bien-être quotidien. Précoce et déjà performant dans les championnats jeunes de la région parisienne, aux côtés de ses frères eux-aussi amateurs de ballon rond, Moussa choisit en 2016 de tenter l'aventure sous le maillot violet. Une décision qu'il est bien loin de regretter aujourd'hui. 

"J'ai commencé le football tôt, dans le club de ma ville, Stains. J'ai ensuite rejoint le FC Bourget, pour finalement terminer en U17 National sous les couleurs de la JA Drancy. Je sais que plusieurs clubs étaient intéressés, et j'ai même visité des centres de Formation. Mais celui au sein duquel je me suis senti vraiment à l'aise, c'est bien ici, à Toulouse.

Je me rappelle dès mon arrivée des premiers rires partagés avec Amine Adli. Aujourd'hui, quand nous sommes tous les deux aux entraînements avec le groupe professionnel, il nous arrive encore de rire ensemble sur le terrain. On peut toujours expliquer les choix par des plans de carrière. Moi, j'ai choisi le TFC parce que je me suis rapidement fait des amis. Et j'y suis toujours aussi bien. Sincèrement, si tu n'as pas de copains, comme c'est le cas pour moi avec Amine, Moussa (Kamara) et d'autres, tu ne tiens pas longtemps."

À toute vitesse

Aujourd'hui cadre de l'équipe U19, régulièrement appelé avec le groupe National 3 de Denis Zanko (avec lequel il était notamment titulaire le week-end passé), Moussa n'a cessé de gravir les échelons les uns après les autres. Le tout à vitesse grand V, avec en supplément la découverte d'un nouveau poste.

"J'ai débuté défenseur central dans mes anciens clubs, avant de découvrir ici le poste de latéral. J'apprends tous les jours ses caractéristiques. J'ai la chance de pouvoir suivre les conseils du coach Jean-Christophe Debu, qui a été latéral au haut-niveau. Il m'aide beaucoup dans tout ce qui est positionnement du corps. A mon âge, c'est important d'être spécialisé dans un poste, mais c'est encore mieux si je peux être performant dans deux (sourire). Aujourd'hui, j'apprends au quotidien, en matchs comme lors des entraînements avec le groupe professionnel." 

Preuve que l'apprentissage de ce nouveau poste se déroule à merveille, Alain Casanova n'hésite pas à le titulariser, lors de la trêve internationale, sur le côté gauche face à Girona. Une performance des plus sérieuses - de sa part comme de l'équipe - permet au TFC de l'emporter sans encaisser le moindre but (0-1). "Lorsque l'on est arrivé au sein du groupe pro, le Coach a voulu nous mettre de suite en confiance. Pour lui, si nous avons été retenus, c'est que nous en avions le niveau." Avec quatre de ses partenaires du centre de formation également alignés au coup d'envoi (N'Goumou, Bessilé, Sidibé), Moussa démontre tout le potentiel des Pitchouns, répondant ainsi parfaitement à la confiance accordée par le coach, le tout sous l'oeil bienveillant du "grand-frère" Issou Dao.

Éternel insatisfait 

Très régulièrement surclassé depuis ses débuts, Moussa ne se considère pas pour autant comme arrivé. Une auto-critique nécessaire, que le défenseur revendique à chaque instant. "Aujourd'hui, même si je joue souvent dans les catégories supérieurs, parfois avec le brassard, je n'ai rien montré. Mon ambition, c'est de signer un contrat professionnel ici. Je fais du foot depuis tant d'années pour cet aboutissement. Pour l'instant, je considère que je n'ai rien fait. Je suis très critique envers mes prestations. Je peux m'appuyer en cela avec les vidéos. C'est important à cet âge là de savoir reconnaître ses erreurs."

Rarement mis en danger sur son côté, du fait notamment de son appétence pour les duels, Moussa montre l'exemple sur le terrain. Une agressivité (positive) qu'il explique en partie par son envie de bien faire, sans se projeter outre mesure

"Je ne suis pas dans les calculs. Je joue les matchs les uns après les autres, ou plus exactement comme si celui qui vient sera le dernier. Par exemple, la Gambardella dans un mois, c'est encore beaucoup trop abstrait pour moi. Aujourd'hui, ce qui m'interesse, c'est d'être performant ce week-end, avec la National 3 (à Muret) ou les U19 (face à Nîmes). Techniquement, sur certaines actions, il m'arrive moi-même de me surprendre. Sur certains rushs offensifs, je me demande ce qu'il a pu se passer (rires). Au final, si ça ne fonctionne pas, ce n'est que du football. Moi, ce que je retiens, c'est que je prends du plaisir en étant sur le terrain, et c'est bien le plus important pour moi."

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