Graine de Pitchouns
- Alexis Tibidi

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Publié le 19/02/2020 à 16h00
Modifié le 20/02/2020 à 16h04

Titulaire lors des trois premiers tours de Coupe Gambardella, Alexis Tibidi prépare activement le huitième de finale programmé ce dimanche à Mérignac. Portrait du jeune offensif violet, sélectionné cette semaine avec les U17 tricolores. 

A croire que son parcours était déjà, depuis bien longtemps, tracé. Si ces premières années l'auront vu se tester à d'autres sports, et en particulier au karaté (avec plusieurs titres de champion de France à la clé), c'est presque naturellement qu'Alexis s'est progressivement recentré sur le football. Ironie de l'histoire, c'est au pays du rugby, à Brive-la-Gaillarde, que le jeune homme a signé sa première licence, sous les couleurs de l'ESA Brive, en 2010, à l'âge de six ans. "J'ai fait du tennis, du judo, du karaté, en parallèle du football. Je faisais tout en même temps, mais il m'a fallu choisir. C'est avec le ballon que ça se passait le mieux, alors j'ai foncé". 

Un choix logique, notamment au vu de la carrière de son papa, lui aussi footballeur professionnel, international camerounais, passé notamment par la Belgique, l'Espagne, mais également l'Indonésie ou la Malaisie. Un père attaquant, n'hésitant pas à donner comme second prénom à son fils Ronaldo, en référence au Brésilien, comme un défi à relever pour sa progéniture "Ce n'est pas si lourd à porter, c'est un deuxième prénom seulement. Il m'arrive de me faire un peu chambrer là dessus, mais ça reste très marrant." Mission déjà atteinte pour le Pitchoun, sélectionné avec les U17 tricolores, au poste attaquant, évidemment. 

 

Dribbleur, mais surtout travailleur

S'il multiplie les apparitions sous les ordres de Nicolas Sahnoun en U19, du haut de ses seize printemps, Alexis le doit à sa capacité à effacer, et répéter les efforts. Rien d'anormal alors à le voir prendre pour exemple Neymar ou Vinicius Junior, lui qui compte déjà trois réalisations à son actif, dans trois compétitions différentes (U17 - U19 et Gambardella).

Mais plus qu'un simple feu follet chargé de dynamiter le jeu violet, Alexis doit aussi, à la demande des coachs, se muer en travailleur de l'ombre, notamment en Coupe Gambardella. "Je suis un milieu relayeur, ou excentré gauche. Je sais que sur certaines rencontres, comme face à La Duchère, j'ai aussi pour mission de permettre à mon bloc de remonter rapidement, en animant les transitions offensives. J'ai une capacité à multiplier les courses, donc lorsque les espaces se créent, notamment en deuxième période, c'est à moi de jouer." Passé par le pôle espoir de Castelmaurou avant de venir compléter ses gammes au TFC, le garçon se dit déjà attentif à tous les à côtés, de la nutrition au sommeil. Ici encore, l'exemple du père ne semble pas bien loin. 

 

Un début d'année bien chargé

Titulaire avec les U19 le week-end dernier à Nice (3-1), Alexis a pu se réconforter d'une frustrante défaite par une nouvelle sélection au sein du groupe France U17. "J'attendais de savoir si je faisais encore partie de ce groupe. Ma première sélection, en décembre dernier, n'avait pas été mauvaise, même si affronter l'Italie, c'est toujours compliqué (sourire)." Le timing de cette sélection n'est pas anodin puisqu'il s'agira là de l'ultime répétition des Tricolores avant le tour élite programmé au printemps prochain. L'occasion parfaite pour le Pitchoun de s'offrir, d'ici trois mois, sa première cape officielle avec les Bleus. 

Avant de penser à sa prochaine Marseillaise, la tête d'Alexis reste pour le moment tournée vers Mérignac et le huitième de finale de Coupe Gambardella programmé ce dimanche, compétition pour laquelle il a été titularisé à chacun des trois premiers tours (14h30). Une aventure commune pour nos Pitchouns, qui ont l'envie féroce de reproduire le glorieux parcours de leurs aînés : "On veut aussi avoir notre histoire. Même quand on en parle avec eux, ils nous répètent que l'histoire ne se raconte pas, elle se vit. On sait déjà ce que représente le Stade de France, on donnera tout pour à notre tour y aller."

Pour le moment réduits aux déplacements depuis le début de leur parcours (à Bayonne, Rodez puis Lyon Duchère), les Violets devront une nouvelle fois faire la différence loin de la Ville rose pour espérer pouvoir, enfin, recevoir au prochain tour. L'occasion parfaite pour Alexis Tibidi père de réaliser les deux heures de route qui séparent Brive-la-Gaillarde de Toulouse et venir y supporter son fils. 

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