Graine de Pitchoun
- Dylan Vivaldi

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Publié le 26/06/2015 à 11h57
Modifié le 26/06/2015 à 11h57

Après la trêve hivernal, voici aujourd'hui la retour tant attendu des "Graines de Pitchouns". Cette rubrique vous avait manquée, on le sait. Alors pour bien commencer l'année, nous vous proposons de vous plonger dans le portrait de Dylan Vivaldi, ce jeune milieu de terrain passé également par l'Olympique de Marseille. En avant la musique !

Dylan Vivaldi, ce jeune milieu de terrain arrivé sur les bords de la Garonne l'été dernier, a un club de cœur: l'OM. Cela n'a rien de surprenant puisqu'il est lui-même né dans la cité phocéenne et qu'il a joué trois ans sous le maillot olympien. Malheureusement pour lui, après avoir signé un premier contrat aspirant, le club décide de ne pas prolonger l'aventure à la fin de celui-ci. Voir les minots de l'OM quitter le club dès le plus jeune âge n'est pas une surprise. Le club étant historiquement plus tourné vers le recrutement que sur la formation. Dommage pour lui, car les jeunes de la région sont souvent pétris de talent. « Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai des regrets, mais ça m'a effectivement fait quelque chose de devoir quitter Marseille. Surtout en sachant que c'était mon rêve depuis tout gosse de jouer pour ce club. Mais c'est comme ça... », lâche-t-il simplement. Mais comme à chaque chose malheur est bon, la politique olympienne fait les affaires des autres clubs de Ligue 1, ceux ayant vocation à faire confiance aux jeunes.
C'est le cas de Toulouse, qui a décidé d'intégrer Dylan à son centre de formation après que celui-ci ait passé des essais fructueux. Le voilà donc désormais sous le maillot violet du TFC, et ce depuis l'été dernier. Changer de ville et de club comme ça, subitement, ce n'est jamais facile pour un jeune. Dylan confirme: « A mon arrivée ici, je dois avouer que j'ai eu un peu de mal à m'adapter même si on m'a beaucoup aidé. Le projet de jeu est très différent de celui proposé à Marseille. Mais je suis en train de m'adapter et ça va déjà beaucoup mieux. » Nous voilà rassurés. D'autant que ce milieu de terrain n'a pas débarqué tout seul de Marseille. En effet, un autre nouveau minot est arrivé en même temps que lui de l'OM: Zinédine Machache. « C'était bien de ne pas être seul dans cette affaire, confirme-t-il volontiers. Quand nous sommes arrivés ici on ne connaissait personne. Même si j'avais déjà sympathisé avec quelques joueurs de l'équipe lors d'un tournoi que j'ai fait avec le Téf. On s'est entraidés avec Ziné, on s'entendait déjà bien quand on était à l'OM. C'est clair que ça facilite l'intégration. »
Debève, Ronaldo et maman
Preuve que le néo-pitchoun a du talent, il lui est arrivé d'aller s'entraîner avec le groupe pro mené par Alain Casanova. Dylan se souvient très bien de sa première: « Je me souviens très bien quand coach Debève est entré dans notre vestiaire pour donner la liste de ceux qui s'entraînaient avec les pros. Quand j'ai entendu mon nom ça m'a fait quelque chose, c'était un ressenti assez fort. C'était un grand plaisir et aussi un privilège d'aller s'entraîner avec eux. » Loin d'être une consécration, c'est une reconnaissance qui fait toujours plaisir. Mais cela n'empêche pas le Marseillais de placer très haut la barre de l'exigence. Et, chose rare à cet âge-là, Dylan Vivaldi a parfaitement ciblé ses faiblesses et travaille dur pour les effacer: « Il faut que j'arrive à être plus régulier. Je suis là par intermittence: je vais faire de bonnes choses puis je vais m'éteindre. Il faudrait que j'arrive à corriger ça très rapidement. » Tout passe par le travail. Un mot qui ne lui fait pas peur. Ben oui, son idole à lui, c'est Cristiano Ronaldo, « une bête de travail » selon ses propres dires. Il ne lui reste plus qu'à imiter les efforts permanents du maître portugais.
Pour cela, il peut compter sur le soutient indéfectible de sa famille. Une famille qui, à part le frangin, n'était pas franchement fana de ballon rond. Mais ça, c'était avant. Avant que Dylan ne se prenne de passion pour la chique. « Même s'ils ne connaissent pas grand chose du milieu du foot, ils me suivent et ne me lâchent pas. On va dire que je les ai initié au foot en quelque sorte. Depuis que je suis dedans, ma mère s'y intéresse beaucoup. Elle allait souvent sur le site de l'OM et maintenant elle va sur celui du Téf. » Le message est passé: si la maman lit ces lignes, on n'a pas intérêt à se louper sur ce coup-là ! Il n'y a pas que sur le site que la famille Vivaldi suit les performances de son petit: « Ils sont venus plusieurs fois me voir jouer et c'est vrai que ça fait du bien, ça me motive un peu plus à chaque fois puisque je ne les voit pas souvent. J'ai envie de leur montrer que les sacrifices payent. C'est pareil avec mon frère et ma sœur, ils me poussent et m'encouragent dans les bons comme dans les mauvais moment. » Mais pour vivre son rêve, Dylan a évidemment dû quitter le foyer familial et vit aujourd'hui dans un appartement qu'il loue à deux pas du Stadium. Petit debrief de la vie en solo avec le principal intéressé: « Ça se passe plutôt bien. Même s'il y avait un peu d'appréhension au début puisqu'à la maison, il y avait ma mère qui s'occupait de tout ou presque. C'est sûr que ça change, mais ce n'est pas plus mal, je gagne en autonomie. » Une étape obligée dans la vie de tout un chacun. Mais pas de crainte, Vivaldi connait la musique. Ouais, facile !